Moïra se réveilla en sursaut en entendant des grongnements et des petits sons plaintifs venant de quelques mètres plus loin au nord de sa caverne. Elle se leva, s'étira et partit chatier ceux qui la dérengeait.
Arrivée non loin des bruits, elle ralentit l'allure et s'approcha doucement, sans un bruit. Là elle vit un loup gris sombre, les crocs dénudés et ensanglanté, grondant sur une petite chose velue marron foncée près de ses pattes avant. De petits couinements venaient de cette chose, et lorsque Moïra put enfin mieux la distinguer, elle vit que c'était l'un des louveteaux nés il y a peu chez l'une des canibals. Elle reconnue aussi le loup gris, qui n'était autre que Jack, l'éventreur de louveteau...
* Que faire... Bizarrement je sens comme l'envie de tuer se loup et de sauver cette idiot de louveteau qui s'est laissé prendre... Ressaisie toi Moïra, ce n'est pas dans tes habitudes... *
Moïra pensait encore a comment elle devait réagir quand elle vit Jack lever sa patte avant près a donner le coup de grâce. Elle laissa son instinct la guidée et avant que la patte de l'éventreur ne touche le louveteau, elle la saisi dans sa gueule et serra les crocs. Jack hurla de douleur et essaya de riposter en attrapant la gorge de Moïra. Celle - ci lacha la patte et esquiva, se mettant entre Jack et le petit.
-"Tiens tiens... La louve au crocs rouges... Cette proie est a moi, dégage!!!"
-"Tu peux rêver Jack, sa fait un petit moment maintenant que tu viens trop souvent près de chez moi et que tu me cherche des puces!!! Si tu ne veux pas mourir, pars immédiatement!!!"
-"Si j'en parle au chef, tu es morte..."
En entendant parler du chef des Canibals, Moïra hérissa ses poils.
-"Tu vois femelle, même a toi il te fais peur!!!"
-"Ce n'est pas de la peur Jack, mais de la rage!!! Maintenant part, la vie de cet encas m'appartient!!!"
-"Je ne comprend vraiment pas pourquoi le chef te laisse aussi libre de faire se qu'il te plait!!! Il aurait due te tuer ce jour là..."
Et il partit en grondant de dégout.
Moïra se tourna vers le louveteau, il était encore très jeune et il semblait gravement blessé. Elle s'approcha de lui, et saisit très délicatement son petit corps tremblant entre ses crocs, puis elle retourna lentement à sa caverne.
Elle l'installa doucement sur les peaux, lècha ses blessures, constatant petit a petit que sa fourure était noire et non marron foncer comme elle avait crue, et quand il fut propre et endormit, elle s'assura qu'il n'y avait rien de louche dans les environs puis alla s'allonger contre le louveteau, fesant un barage de son corps pour le protéger tout en se demandant pourquoi elle ressentait le besoin de faire cela.
Elle veilla ainsi sur le sommeil agité du petit.